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Publié par Franz

© Franz Photos.

© Franz Photos.

Tous les supporters de logiciels libres & gratuits ont dû au moins une fois affronter cette question perfide. C'est un peu comme demander à un ami s'il est content de sa voiture ou s'il a passé de bonnes vacances...

Y répondre "pas du tout, le logiciel libre et gratuit c'est mieux !" vous rend suspect de parti pris et confirmer que "oui en effet, c'est moins bien" (je ne vois pas pourquoi mais bon, imaginons) peut conforter l'auditeur dans l'idée que son logiciel payant est bien le bon choix (même s'il n'a pas plus de support technique qu'avec l'équivalent gratuit que nous utilisons). De plus quelque soit la réponse fournie, les explications qui suivent pour étayer le propos sont difficilement audibles tant la propension à se forger une première opinion instantanée visant à conforter ses choix ou la vision qu'on se fait d'une chose étant intrinsèquement humaine...

Mais pourquoi Diable le public veut-il payer les logiciels (de workflow ou de traitement photos par exemple) mais pas les services (de GAFAM) en ligne ? L'utilisation du logiciel libre serait cantonné à un groupe de barbus militants convaincus seuls dans leur coin de faire le bon choix ? L'adoption du logiciel libre et gratuit serait-il un combat perdu d'avance ? La réponse est heureusement négative. Au fil des ans et la maturité des produits aidant, l'adoption progresse ; il existe néanmoins de nombreux obstacles encore, citons :

  • La puissance marketing des sociétés lucratives (parfois supérieure à celle du produit qu'elle promeuvent)
  • La force du lobbying, en témoigne la difficulté des administrations, ministère de l'éducation nationale française en tête, à s'imposer l'utilisation des logiciel libres & gratuits malgré le SILL (FRA) ou le SOLL (BEL) et ne parlons pas de la Suisse ; heureusement d'autres zones francophones comme le CAN sont plus avancées.
  • La guerre des brevets tous azimuts et dépourvue d'éthique qui engage la pérénnité d'équipes de développement souvent bénévoles.
  • Les offres logicielles et matérielles groupées ou encore le refus bassement mercantile d'implémenter les formats de fichiers libres dans les logiciels maisons (ex : iWork).

Autre frein : la difficulté qu'induit la recommandation sur l'utilisation de tel ou tel autre logiciel qui place de facto le conseilleur comme garant de la solution, corvéable à merci pour assurer le support technique de celui qui aurait eu "la faiblesse" de lui faire confiance avec la pression supplémentaire d'éviter qu'il ne conclue arbitrairement que le logiciel en question n'est qu'un freeware de bas étage et le fasse savoir à son entourage d'une manière involontairement biaisée... (était-ce votre faute s'il a tenté d'installer une version 64 bits sur son vieux laptop 32  bits ?).

Si tester un nouveau logiciel n'est pas aussi "engageant" que changer de système d'exploitation, il y a tout de même des risques. Ce paramètre n'est pas forcément perceptible lors des premières utilisations et du coup si des problèmes surviennent quelques temps après, il devient difficile de faire marche arrière. Parfois c'est pire, on est obligé de changer sans savoir pour quoi car le logiciel est tout simplement abandonnée par son éditeur comme ce fût le cas d'"Aperture" d'Apple (encore eux). D'ailleurs cette histoire reste mystérieuse : pourquoi abandonner un logiciel précurseur, plutôt bien fait et au bénéfice de nombreux adeptes ? Je suspecte là un accord caché au profit de Lightroom© d'Adobe...

En conclusion, à tous ceux qui sont tentés de voguer vers de nouveaux horizon logiciels je recommande d'être curieux, enthousiaste et prudent (surtout quand l'enjeu c'est la bonne gestion d'une database de plusieurs milliers de clichés étiquetés). Avant de migrer il faut créer les conditions d'une possible marche arrière durant un période suffisamment longue pour s'assurer que ça va bien. Cette règle s'applique à tous les logiciels, l'avantage du libre & gratuit étant qu'en cas de marche arrière, il n'est pas nécessaire de démarcher à posteriori pour se faire rembourser ;-)

Début 2016, j'ai décidé de passer aux logiciels libres et gratuits, tout ne s'est pas fait sans mal mais c'est fait ! :-) Si l'aventure vous tente, voici en résumé les principaux logiciels qui sont au cœur de mon workflow photo :

 

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