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Publié par Franz

Un Workflow Photo ! (2/2)

La précédente publication expose l’utilité de mettre en place un workflow photo sur son PC et introduit la première partie qui est l’AJOUT. Voyons maintenant quelles sont les 2 étapes suivantes :

 

Le TRAITEMENT des photos importées dans le PC

Une fois importées, stockées, triées et sauvegardées, les photos sont prêtes à être «développées». Ce terme, naguère utilisé pour la photo argentique ne correspond pas exactement au processus numérique : point de traitement chimique ou d’agrandissement, pas plus que de tirage papier (à ce stade en tout cas). Mais au fait, pourquoi un traitement à posteriori est-il nécessaire ?

Une première raison est que si on photographie au format raw il est nécessaire de disposer d'un outil qui va générer des fichiers graphiques et possiblement permettre d'agir sur le procédé. Si les fichiers sont déjà en jpeg, des capacité de correction légère comme le réglage du contraste ou le recadrage sont les bienvenues. La mise en place d'un workflow permet de systématiser l'utilisation du format RAW qui présente de nombreux avantages sur le jpeg. Dans le principe tous les boitiers prennent (d’abord) en RAW : juste après le déclenchement, l’apn transforme en valeur numérique l’équivalent électrique de la luminance qu’a mesuré chacun des millions de photosites qui constitue le capteur (ouf!). Chaque valeur oscille entre 0 (tout noir) et environ 16’000 (tout blanc) voire au-delà suivant les modèles de capteur. L’ensemble des valeurs est stockée de façon brute (RAW en anglais) dans un fichier binaire dont le format est propriétaire et varie d’une marque à l’autre. L’apn «développe» ensuite le fichier raw dans un format graphique (le jpeg) et l’affiche sur l’écran. Si on choisi de photographier en RAW, l’apn inclut le jpeg dans le fichier binaire et l’écrit sur la carte flash. Dans le cas contraire, c’est le jpeg qui est écrit sur la cartouche et le RAW est effacé (certains apn permettent d’écrire les deux "simultanément"). Donc quand on prend au format jpeg c’est l'apn qui développe, un peu comme quand on confiait son négatif argentique au labo pour faire le tirage.

En bref :

  • L’avantage du jpeg est que le développement est instantané (et plutôt de bonne qualité).
  • L’inconvénient du jpeg est qu’il est difficile de retoucher ensuite car il a déjà subi un traitement.
  • L’avantage du raw c’est que l'on peux développer soi-même pour plus de créativité,
  • L’inconvénient du raw est que la mise en place d'un workflow est nécessaire.
Le flux raw et jpeg d'un apn ou d'un smartphone

Le flux raw et jpeg d'un apn ou d'un smartphone

Une seconde raison pour «développer» soi-même est que comme on ne sort pas toujours la photo parfaite à chaque déclenchement des ajustements a posteriori sont nécessaires, citons pêle-mêle : le recadrage du sujet principal pour le mettre en valeur, la correction d’exposition (luminosité, contraste, luminaison, saturation, etc.), l’amélioration de la netteté, la correction des défauts optiques de l’apn, l’ajustement de la balance des blancs, etc.

Une troisième raison c’est que parfois on souhaite ajouter des effets créatifs, par exemple : le passage en noir & blanc, du vignettage (bords assombris ou éclaircis), un ciel dégradé, l’ajout d’un logo ou d’un cadre, l’amélioration de la dynamique (HDR), etc.

Une fois «développés», les fichiers résultats sont à stocker dans un répertoire final, en général le dossier «Images» proposé par le système d’exploitation. Commence alors la phase d’ajout d’étiquettes (tagging) : au travers du logiciel catalogue l'on marques les photos avec des indications contextuelles, cela permet ensuite de pouvoir retrouver facilement une sélection de photos dans la base en limitant la recherche visuelle, particulièrement fatigante pour les yeux. Les étiquettes doivent être pertinentes, par exemple : Famille, Morgane, Thaïlande, Océan, Vert, Rond, Macrophoto, Renard_roux, Concert, Automne etc.

Plus il y a d’informations, meilleure est la qualification de la photo mais ça dépend aussi des étiquettes. Il est recommandé d’éviter les désignations trop génériques (objet, à_classer, divers, gens, meuble, bâtiment, réussi, etc.) ou trop spécialisées (Garrulaxe_a-huppe-blanche, Nymphe_blanche_des_arbres) sauf si c’est l’un de ses domaines d’expertise. On peux étiqueter «à plat» ou hiérarchiquement mais il faut alors éviter les possibles doublons, exemple : métaux/argent versus couleur/argent, mieux vaut qualifer en combinant des étiquettes séparées. Idéalement chaque étiquette est «élémentaire» et le contexte décomposé (soirée, tarot, amis, raclette, Lyon). Je développerai cet aspect plus en détail dans un article ultérieur.

exemples de tags: lac, léman, crépuscule, nuage, arbre, rivage, orange, paysage, ponton

exemples de tags: lac, léman, crépuscule, nuage, arbre, rivage, orange, paysage, ponton

Autre méthode de catalogage : l’appréciation. On peux associer à une image une note de 0 à 5, c’est pratique pour retrouver tes meilleurs clichés ou faire une sous-sélection (ex: les 20 meilleures photos du mariage ma nièce). Enfin on peux marquer le cliché d’une couleur à laquelle a été donné une signification locale. C'est pratique pour décrire un état de situation ou d’avancement du cliché dans le workflow par exemple : imprimer, publier, professionnel, confidentiel, etc.

Les différentes notations et appréciations possibles

Les différentes notations et appréciations possibles

 

Autre possibilité de marquer les clichés, les informations personnelles comme l'auteur, un copyright, des commentaires libres, etc. Toutes ces données peuvent être stockées dans la database de du logiciel de catalogage mais aussi dans le cliché lui-même, c'est parfois une option qui n'est pas activée par défaut, il faut donc bien s'assurer que c'est actif ainsi l'on se réserve la possibilité de changer de logiciel sans perdre les préciueuses meta-informations.

Dernière étape : la RETOUCHE, différente du traitement en ce sens que le contenu de la photo va être altéré dans sa lecture, par exemple la suppression d’un objet «qui gâche», la fusion de deux clichés, etc. On s’éloigne ici du domaine de la photographie pour entrer dans celui de la création artisque, un vaste sujet qui n’entre pas dans le sujet du présent article.

Dans cette deuxième partie du workflow sont décrites les deux grandes étapes du TRAITEMENT des photos que l'on retrouve symbolisées avec les icônes de logiciels gratuits et multi-plateformes qui sont présentées sur ce blog :

Un Workflow Photo ! (2/2)

Voyons pour finir la partie la plus sympathique du workflow : la PUBLICATION ! Le terme est prendre au sens large car il englobe toutes les formes d’exportation de photos depuis le catalogue.

La plus connue des publication est l’impression : du mini format 10x15cm pour l’album jusqu’au poster A2 et plus, il existe de très nombreuses solutions pour les photographes amateurs, passionnés ou professionnels. La technologie la plus répandue et la plus accessible financièrement (sauf gros volumes), c’est l’impression jet d’encre. Les pricipaux fabriquants sont Canon, Epson et HP. L’internet fourmille d’informations et d’articles pour choisir l’imprimante qui correspond à ses besoins. Trois critères sont à prendre en compte : le nombre de cartouches / les encres, la taille d’impression et… Le pilote ! Trop souvent oublié, ce dernier contribue au résultat, à la vitesse d’impression et à la fidélité des couleurs. Par ailleurs son fonctionnement et ses options peuvent varier d’un OS à l’autre, mieux vaut donc faire une vérification préalable en cherchant un peu sur internet quels sont les possibles problèmes rencontrés avec le modèle que l'on projette d’acquérir.

Autre publication possible : l’internet. Certains logiciel permettent l’export direct vers un compte en ligne.

Exemples de fenêtres de publication et d'export de photos

Exemples de fenêtres de publication et d'export de photos

On peux utiliser ton logiciel catalogue pour exporter le jeu de photos à publier dans une définition moindre pour éviter de surcharger inutilement les serveurs destination et pour limiter le temps de chargement. Une bonne définition respecte le ratio de l’original, 1024x768 pour un rapport de 4:3 par exemple. La définition peut être encore abaissée à 800x600 pour des images qui seront consultées plutôt depuis des smarphones. Pour la publication sur les réseaux sociaux, il est recommandé de supprimer toutes les informations internes à la photo : (exif, iptc & xml) pour des raisons évidentes de confidentialité.

L’autre point de vigilance est de bien s’assurer que l’espace colorimétrique reste le même. Sauf configuration particulière du boîtier, en général tout va bien :-) (cette problématique est développée dans cette publication).

Un Workflow Photo ! (2/2)

Conclusion

Pour monter en charge, livrer un travail photo rapidement et ne pas devoir «y revenir» tous les photographes qui effectuent des mandats ont mis en place leur propre workflow. Nombre d’entre eux gèrent toutes les étapes avec un logiciel propriétaire et unique qui s’appuie sur une seule base de données. Le «all in one» est séduisant tant d’un point de vue commercial que technique mais comporte aussi des risques, dans ce domaine chacun voit midi à sa porte...

En résumé les différentes étapes qui ont été présentées sont :

  1. l'AJOUT

    • l'importation

    • le renommage

    • le tri

    • les sauvegardes

  2. le TRAITEMENT

    • le développement

    • le catalogage

    • la retouche

  3. la PUBLICATION

Ainsi se finit cet article d’introduction au workflow photo, en espérant qu'il démontre l'intéret de créer ou d'améliorer son flux photo sur PC. Une fois ce dernier en place il peux s’appliquer systématiquement même pour peu de clichés et l'on est alors prêt à gérer les 1’200 photos du mariage de sa nièce sans que cette dernière n’attende des semaines le résultat final et en évitant les risques «d’accidents» depuis le déchargement des cartouches jusqu’à la publication finale.

Un Workflow Photo ! (2/2)
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