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Publié par Franz

La fenêtre "à propos" de ART

La fenêtre "à propos" de ART

Introduction

 

Le marché des logiciels de traitement photo est en pleine expansion, de nouveaux éditeurs s’ajoutent régulièrement à ceux ayant déjà pignon sur rue pour proposer leur approche alternative du post-traitement des photos. Cet article a présenté un florilège des plus connus.

Pourquoi exactement est-il nécessaire d’utiliser un tel logiciel à l’heure ou les APNs et autres smartphones sont si performants et eux-mêmes munis de nombreuses fonctions de traitement photos ? Voyons plusieurs exemples :

  • A l’occasion des vacances, vous visitez un paysage exceptionnel mais c’est en pleine journée et une brume de beau temps affadit le cliché.
  • Le «petit dernier» participe au spectacle de marionnettes de fin d’année mais l’ambiance est sombre et le flash interdit. La montée en ISO génère du bruit.
  • Quel magnifique animal ! Dommage qu’il soit si petit sur la photo à cause d’une focale un peu «courte».
  • L’électronique de l’appareil s’est fait berner par l’environnement enneigé et la photo est anormalement sombre.

Bref, il existe de nombreuses situations où la photo gagne à être corrigée à posteriori sans que cela puisse vraiment être qualifié de retouche, l’idée étant plutôt de s’affranchir d’une difficulté de contexte pour restituer le plus fidèlement possible ce qui a été vu ou ressenti.

Pourquoi faudrait-il utiliser ART, un nouveau logiciel de traitement de photo encore confidentiel, plutôt que d’autres grands noms ayant pignon sur rue ? Il existe selon moi plusieurs raisons factuelles :

  • ART est le petit frère de Rawtherapee (RT), un logiciel mature qui évolue depuis 2007 !
  • ART bénéficie de la puissance des modules de RT dont certains proposent des fonctionnalités sans équivalent sur le marché.
  • ART propose une interface simple et efficace qui s’adresse autant aux débutants qu’aux utilisateurs avancés.
  • ART est gratuit et libre de droit.

 

La prise en main

 

ART est organisé en 3 onglets qui chacun s’insère dans le workflow de traitement des photos (un quatrième onglet affiche les préférences). Débuter avec ART consiste simplement à définir quelques préférences basiques, pointer sur le répertoire des clichés originaux, améliorer les clichés qui le requierent puis lancer le traitement par lot :

ART (Rawtherapee), prise en main

Installation

ART est téléchargeable pour Windows ou Linux depuis cette page et pour MacOS depuis cette autre page. Lancez l’application et cliquer sur OK, la fenêtre «Navigateur de fichier» s’affiche. Cliquer en bas à gauche sur l’icône des préférences.

  • Dans le sous-menu «Général» choisir la langue française si ce n’est pas le cas.
  • Dans le sous-menu «Navigateur de fichier» faire pointer le «Répertoire au démarrage» sur le dossier racine contenant vos originaux.
  • Dans le sous-menu «Gestion de la colorimétrie», désigner fichier icc de votre moniteur ou cocher la case dessous pour utiliser le profil d’écran réglé dans le système d’exploitation.

C’est prêt !


Sélection des fichiers à traiter

Dans la fenêtre des «répertoires», double-cliquer sur le dossier contenant les photos à traiter. Si l'on souhaite restreindre la sélection, cocher «Affiner les filtres sur les métadonnées» puis cocher/décocher les options voulues. Attention les objectifs listés ne sont pas toujours justes surtout s’ils sont de marque tierce, par exemple le Tamron 24-70 f/2.8 Di VC USD G2 est remplacé par le Canon EF 300mm f/2.8L IS II USM.

Le filtrage avec les métadonnées

Le filtrage avec les métadonnées

Le traitement des photos

 

Présentation

Cliquer sur l’onglet «Éditeur» affiche une nouvelle fenêtre divisée en quatre parties :

  • La colonne de gauche fournit des informations sur le cliché actif.
  • Le bandeau supérieur déroule les vignettes précédemment sélectionnées.
  • La colonne de droite met à disposition les outils de traitement.
  • La fenêtre centrale affiche le cliché cerné en haut et en bas d’une barre d’outils secondaires.
L'éditeur

L'éditeur

Voici quatre raccourcis clavier vraiment utiles :

  • <f>  affiche l’intégralité de la photo dans la zone qui lui est allouée.
  • <z>  zoom à 100 %.
  • <m>  escamote l'affichage de tous les panneaux.
  • <i>  montre/cache les infos EXIF au-dessus de la photo.

Un exemple d’utilisation combinée de ces raccourcis permet d’afficher l’image en plein écran avec un résumé des EXIFs, presser : <m>, <z>, <i>, <f> puis <m>, <i>, <f> pour revenir à l’affichage initial.

Outils

Dans la colonne de droite sont rangés près d’une quarantaine d’outils classés par thèmes :

  • Exposition (alt-e)
  • Détail (alt-d)
  • Couleur (alt-c)
  • Traitement local (alt-x)
  • Effets spéciaux (alt-f)
  • Transformation (alt-t)
  • Raw (alt-r)
  • Métadonnées (alt-m)

Les 6 premiers menus regroupent les outils les plus utilisés :

Les principaux outils

Les principaux outils

La description détaillée de chaque outil serait fastidieuse et en grande partie redondante avec les informations présentes dans Rawpedia. Des tutoriels courts et orientés résultats viendront s’ajouter à cette publication au fil du temps.

Le menu «Raw» adresse les fonctions algorithmiques liées au dématriçage.

Marquage

Le dernier menu «META» permet de visualiser les EXIFs et de marquer les fichiers originaux de données IPTC ; à noter que les vignettes dans le bandeau supérieur autorisent la notation et la coloration.
Note personnelle : modifier un original est toujours risqué aussi bien sur l’instant (ex : l’écrasement de données IPTC ou étiquetage non pertinent) que dans la durée (ex : la notation forcément subjective). Il me semble plus sûr de procéder au marquage à posteriori sur les photos finales placées au sein du catalogue, comme le permet
XnViewMP par exemple.

Annulation

La fonction d’annulation est spéciale du fait que le logiciel ne procède à aucune modification sur le fichier original, il créé un fichier compagnon de même nom (avec l’ajout d’une extension «.arp») qui décrit les modifications à apporter lors de la génération du fichier résultat, c’est aussi la raison d’une certaine latence qui intervient lors du ré-affichage de la photo suite à une modification).
Donc pour «annuler», il faut remonter d’une ou plusieurs lignes dans l’historique des modifications historisées en colonne de gauche.

 

Le développement

 

Une fois toutes les corrections apportées, sélectionner les fichiers à développer, faire un «clic-droit» et choisir «Mettre dans la file de traitement» du menu contextuel. Cliquer ensuite sur l’onglet «File d’attente» et sélectionner l’emplacement de sortie (utiliser de préférence un dossier tampon pour effectuer une ultime vérification visuelle avant le versement final vers le catalogue des photos). Choisir le format de sortie du fichier et décocher l’enregistrement des paramètres de traitement avec l’image. Déplacer enfin le gros bouton de la file d’attente et c’est le moment de faire une pause pendant que la machine traite les photos…

La file d'attente

La file d'attente

 

En conclusion

 

Comme on peut le constater, la prise en main de ART est simple, nul besoin d’être mathématicien ou informaticien un peu d’organisation et de curiosité suffit pour améliorer notablement ses photos sans les dénaturer. Bien sûr ART offre également des fonctions avancées comme la retouche locale ; de futures publications mettrons en évidence la puissance du logiciel dans des problématiques d’exposition ou de cadrage précises. A suivre !

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